|
Qu'est-ce
que l'UNESCO ?
L'Unesco,
l'Organisation des Nations Unis pour l'Education, la Science et
la Culture est créée le 16 novembre 1945 à
la fin de la seconde guerre mondiale après une démarche
entammée par plusieurs pays qui vise à savoir comment
reconstruire le système éducatif afin d'instaurer
une culture de la paix qui éviterait le déclenchement
d'une troisième guerre mondiale. A cette date, 37 pays
signent l'Acte constitutif qui marque la création de l'organisation.
Cet acte est ratifié par 20 pays comme l'Afrique du sud,
l'Australie, le Liban, l'Arabie saoudite, le Mexique, les Etats-Unis,
la Norvège ou bien encore la France.
L'objectif
de l'organisation est de "construire la paix dans l'esprit
des hommes" à travers l'éducation, la science,
la culture et la communication. Il ne s'agit pas seulement d'une
paix militaire ou politique, mais également d'une paix
de l'esprit et surtout, de la construction d'une véritable
culture de la paix dans tous les pays .
Son champ d'action concerne plusieurs domaines :
-
l'éducation
: mise en place d'une éducation minimale de qualité
partout et pour tous, développement de l'enseignement
secondaire et supérieur quel que soit le sexe ou l'origine
de la personne
-
les sciences
exactes et les sciences naturelles : sensibilisation des populations
sur des sujets environnementaux tels que l'eau ou les écosystèmes,
promotion de l'application de la science, des techniques de
l'ingénieur dans le cadre de la mise en place de techniques
de développement durable afin d'avoir une meilleure gestion
des ressources naturelles
-
la communication
et l'information : développement de la libre circulation
des idées, création d'une société
de la connaissance qui passe par la liberté d'expression
et l'accès à l'information et au savoir pour toutes
les populations, promotion de la communication et de l'utilisation
des TIC
-
la culture
: préservation et respect des différences entre
les populations et des spécificités de chaque
peuple et démarche d'unification et de dialogue entre
les peuples à travers la promotion de la diversité
culturelle notamment le patrimoine matériel et immatériel,
la mise en place de politiques culturelles, ainsi que la promotion
des industries culturelles et de l'expression artistique. En
1972, l'Unesco adopte une convention visant à protéger
le patrimoine mondial et culturel. Cette convention à
été signée par plus de 155 pays dont la
France en 1975.
Le patrimoine
inscrit à l'UNESCO, classé comme étant culturel,
naturel ou mixte par l'organisation, est de différentes
natures :
- des sites
naturels : la grande barrière de corail en Australie,
la réserve naturelle de Srébarna en Bulgarie,
la réserve de faune du Dja au Cameroun, les Iles Galapagos
en équateur, le Grand Canyon aux Etats-Unis; les Fjords
de Norvège ou le Golfe de Porto en France.
- le patrimoine
culturel, qu'il soit matériel comme la cathédrale
d'Aix-la-Chapelle en Allemagne, le site d'Angkor au Cambodge,
les tombes Koguryo en Corée, le monastère de Poblet
en Espagne, la Statue de la Liberté aux Etats-Unis, le
pont du Gard, le théâtre d'Orange ou le Palais des papes
en France, ou immatériel avec la samba de Roda de Recôncavo
de Bahia au Bresil, la musique pour Duduk en Arménie
ou la tradition pastorale et les chars à boeuf au Costa
Rica.
- le patrimoine
mixte : le mont Qingcheng et le système d'irrigation
de dujiangyan en Chine, le vieux village d'Hollokö et son
environnement en Hongrie, Venise et sa lagune en Italie la basilique
et la colline de Vézelay, le Mont Saint-Michel et sa
baie en France.
La politique
de protection de l'Unesco ne se cantonne pas à des aspects
uniquement historiques ou architecturaux. Depuis un peu plus d'une
dizaine d'années l'on voit apparaître une conception
plus humaine du terme patrimoine. L'idée de la vie passée,
présente et future des sites émerge, et le choix
des sites se tourne alors vers des ensembles architecturaux dont
on a su préserver les qualités historiques et
architecturales autant que la vie présente dans ces ensembles.
C'est à ce titre que Lyon sera inscrite au titre de patrimoine
mondial de l'humanité. http://whc.unesco.org/fr/
Le
Vieux Lyon, Patrimoine mondial de l'Unesco
Le 5 décembre
1998, le site historique de Lyon, territoire délimité
par les anciennes fortifications de la ville comprenant la colline
de Fourvière ainsi qu'une grande partie de la Presqu'Ile,
est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco. |
. |
La partie historique
de la ville réunissait de nombreux critères qui
en faisaient un site exceptionnel : sa position géographique, entre deux
collines au confluent de deux fleuves, une occupation humaine
et un développement urbain continus et cohérents,
un mode de vie caractéristique issu de sa population marchande
et bourgeoise provenant de nombreuses régions européennes,
une architecture importante et remarquablement préservée,
témoin de l'évolution de la ville au fil de plus
de deux mille ans d'occupation.
L'inscription du site historique de Lyon est le fruit d'un long
processus de protection et de mise en valeur du patrimoine qui
a permis de préserver des traces de chacune
des périodes de l'histoire.
Le Vieux
Lyon, 1er secteur sauvegardé
En 1962, le
ministre de la culture André Malraux met en place le principe
de secteur sauvegardé qui vise à préserver
l'authenticité d'ensembles bâtis. Ainsi, l'existant
est maintenu et protégé, les démolitions et
nouvelles constructions sont réglementées au même
titre que les enduits et couleurs de façades et que les
devantures de boutiques.
Dans les années 60, le Vieux Lyon ne jouit pas de la notoriété
qu'on lui connaît actuellement. Considéré
comme un quartier insalubre, le maire de l'époque, Louis
Pradel, surnommé "l'amoureux du béton"
décide, plutôt que de réhabiliter le quartier,
d'en raser une partie située tout près de la cathédrale
Saint-Jean et du Palais de Justice afin de créer une bretelle
d'autoroute, le projet "Navigation". Les habitants,
résolument contre le projet, se réunissent autour
d'organismes tels que La Jeune Chambre Economique et La Renaissance
du Vieux Lyon, afin d'empêcher la construction de cette
tranchée et de lancer une action de protection du quartier.
En 1964, la demande de protection du Vieux Lyon au titre de secteur
sauvegardé est acceptée. Saint-Paul, Saint-Jean
et Saint Georges sont alors les premiers en France à recevoir
ce titre et font dorénavant l'objet d'une vaste politique
de restauration et de réhabilitation.
La Zone
de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager des
pentes de la Croix Rousse (ZPPAUP).
Ce type de
protection, appliquée aux pentes de la Croix Rousse en
1995 réglemente la réhabilitation et le développement
du quartier caractérisé par la présence de
maisons de canuts, ouvriers de la soie lyonnais. Les actions entreprises
dans ce quartier doivent être faites dans le respect de
l'authenticité de ces maisons.
Le Plan
Local d'Urbanisme
(P.L.U.),
anciennement Plan d'Occuparion des Sols (P.O.S.)
Règlement
qui s'applique à tout le territoir de Lyon, il contrôle
le développement urbain, la densité, la hauteur
et l'aspect extérieur de toutes les constructions et ainsi
que les toitures et les façades des immeubles.
Les monuments
historiques
De nombreux
monuments de Lyon et du Vieux Lyon sont inscrits ou classés
au titre de Monuments historiques. Ce type de protection réglemente
toute modification qui serait réalisée sur le monument,
mais également définit un périmètre
autour de ce dernier au sein duquel les travaux réalisés
doivent faire l'objet d'une autorisation de la part de l'architecte
des bâtiments de France. Ce périmètre concerne
la presque totalité du site historique de Lyon.
Ces nombreuses
protections dont bénéficie le site historique de
Lyon ont permis de préserver et de mettre en valeur les
traces laissées par l'histoire ainsi que les qualités
architecturales du quartier. Par ailleurs, depuis l'antiquité
le site historique de Lyon bénéficie d'une occupation
humaine continue et cohérente.
En 1995, un dossier de candidature à l'inscription du site
historique de Lyon est déposé auprès du maire
de l'époque Raymond Barre. Le directeur général
de l'Unesco, Mr Azzedine Beschaouch, se montre
très favorable au projet. Un comité de pilotage
composé par la municipalité est chargé de
guider l'expert envoyé par l'UNESCO et de rédiger
le dossier de candidature qui est transmis à l'UNESCO en
juin 1997. Le 5 décembre 1998, le site historique de Lyon
est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Plus d'informations sur le site de la Ville de Lyon |