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La Renaissance
n'est pas une période historique à proprement parler,
elle n'est pas bornée par des dates précises, c'est
plutôt un moment de l'histoire pendant lequel l'Europe vit
au rythme des découvertes scientifiques, culturelles et
littéraires.
Les origines de ce mouvement sont en l'Italie, à Florence,
dès 1300 (Trecento) et proviennent de l'impulsion financée
par la dynastie des Médicis, mécènes et collectionneurs.
Les arts sont les premiers touchés par ce renouveau qui
va se diffuser aux sciences, à l'architecture, à
la philosophie...
La Renaissance
italienne se veut un retour à l'Antiquité aussi
bien grecque que romaine : on rédécouvre les préceptes
d'architectes comme Vitruve (colonne dorique, colonne ionique,
colonne corinthienne, nombre d'or, proportions, ...).
L'urbanisme bénéficie aussi d'une nouvelle approche
: la relation église-palais-place est placée au
centre de la réflexion.
Les rues sont désormais perçues non seulement comme
un moyen d'afficher son prestige (d'où l'élaboration
de façades spécifiques pour les palais italiens)
mais également comme un régulateur de flux.
L'époque
antique apparaît comme le point d'apogée de tous
les arts, et on va continuellement s'en inspirer pour l'égaler,
voire la surpasser.
Les artistes de la Renaissance sont polyvalents et complets, ils
cherchent à obtenir le savoir absolu, aussi bien au niveau
de l'ingénierie que des arts ou de la philosophie...
A la chute
de Constantinople en 1453, les savants et artistes de la civilisation
byzantine fuient les Ottomans et se réfugient en Italie.
Ils sont accueillis par la riche cité-État de Florence,
rivale de la République de Venise et des États pontificaux.
Chacune de ces puissances va financer des uvres d'embellissement
pour son propre compte.
Jusque là,
l'expression artistique était l'apanage de l'Eglise. Destinée
à maintenir le peuple illettré dans un état
de crainte, elle ne mettait bien souvent en scène que des
visions dantesques d'Apocalypse, d'An Mil, et de châtiments
célestes.
Avec la Renaissance,
les représentations vont rapidement entrer dans la sphère
privée et se faire profanes. De grands nobles désireux
de montrer le prestige de leur rang, font appel à des artistes
talentueux et se font représenter au bas des figures divines. |
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Pour la première
fois, les uvres ne sont plus seulement commandées
par le pouvoir religieux ou séculier mais entrent dans
les maisons bourgeoises.
Ce climat
d'émulation régnant sur toute la botte italienne va s'étendre
à partir du XVe siècle, à l'Espagne, à l'Allemagne
et à certains pays du Nord.
La mise au point de l'imprimerie par Guttenberg en 1456 est considérée
comme l'un des facteurs déterminants de la diffusion de
la Renaissance ; les idées circulent désormais beaucoup
plus facilement.
Toutefois, ce n'est qu'au tout début du XVI°s que ce
renouveau atteint la France et ce, par le biais des guerres d'Italie
menées par les souverains français revendiquant
les royaumes de Naples et de Milan.
Les rois français reviennent émerveillés
de leurs campagnes italiennes : la magnificence des palais, l'éclat
des peintures, la beauté des sculptures, la richesse des
bibliothèques, tout en Italie appelle au renouveau.
La France,
qui sort de plus de cent ans de guerre avec l'Angleterre, ne connait
encore que le gothique flamboyant, les châteaux ont toujours
une vocation défensive, les arts sont confinés dans
la sphère religieuse.
Les premiers édifices renaissants sont dans le Berry, région
du roi Charles VI, près de la route Jacques Coeur.
L'épanouissement de cet art renaisssant se fait au travers
des châteaux du Val de Loire, avec le roi François
Ier. De retour en France après deux ans de captivité
en Italie, il fait venir des artistes et architectes italiens
sur le sol français. Ces artistes adaptent l'architecture
renaissance italienne aux régions pluvieuses de France
(ajout de toiture, ...).
Ce n'est qu'à partir de 1575 que les artistes français
se défont de la tutelle italienne et réalisent enfin
de grands travaux associant les idées de la Renaissance
avec le savoir-faire français.
Bibliographie
:
BENOIT
Bruno, SAUSSAC Roland, Histoire de Lyon : Des origines à
2005, Edition des Traboules, 2005.
PELLETIER
André, Histoire de Lyon : De la capitale des Gaules à
la métropole européenne, Editions Lyonnaises d'Art
et d'Histoire, 2004
GUTTON
Jean-Pierre, Guide de Lyon : Renaissance, Age classique, 1500-1789,
ELAH, 1995 |