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Histoire
A la fin du XVe siècle, sous François Ier,
Lyon devint la première place financière d'Europe.
La douane se trouvait alors près du Pont du Change (démoli
en 1842), à deux pas de la place du Change. Cette dernière,
dans le quartier des Changeurs, était occupée par
les marchands depuis le XIIIe siècle, aucun bâtiment
officiel n'ayant été prévu pour les changeurs.
C'est entre 1631 et 1653 que la première "Loge des
Changes" fut construite, sur les plans de Simon Gourdet,
pour le commerce et les monnayeurs. Composé d'un portique
dorique à 4 travées, d'un étage bas et d'un
toit en terrasse, l'édifice fut rapidement jugé
trop petit.
En 1748, le Consulat commanda à Soufflot une autre loge.
L'architecte se "contenta"alors de l'agrandir par une
travée supplémentaire et par la création
d'un second niveau. Les travaux furent rapides puisque la nouvelle
loge fut achevée en 1750. Cependant elle servit peu jusqu'à
sa transformation en salpêtrière (fabrique de poudre)
sous la Révolution, en 1793.
10 ans plus tard, en 1803, dans le cadre du Concordat et des articles
organiques rétablissant les cultes en France, la Loge du
Change fut confiée par la ville de Lyon à la communauté
protestante de Lyon. C'est à cette date que l'ancienne
Loge du Change devint, par arrêté préfectoral,
le Temple du Change.
Il fut le premier monument à être classé Monument
Historique, le 3 mai 1913.
En 1938, c'est ici qu'eut lieu la fusion des quatre Eglises protestantes,
qui permit la création de l'Eglise Réformée
de France.
Cette paroisse est aujourd'hui l'une des plus vastes de l'Eglise
Réformée de Lyon.
Architecture
Agrandie entre 1748 et 1750 sur les plans de Soufflot et par l'architecte
lyonnais Jean-Baptiste Roche, la nouvelle Loge du Change revêt,
à quelques exceptions près, les aspects que nous
lui connaissons encore aujourd'hui.
L'édifice,
dont l'accès est rendu possible par deux perrons d'angle,
présente deux niveaux d'élévation.
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Le premier,
agrandi par Soufflot entre 1748 et 1750, comporte cinq travées
régulières, délimitées par des pilastres
doriques. Chacune de ces travées est composée d'une
arcade; une corniche à triglyphes et métopes sépare
horizontalement les deux niveaux. Le second, entièrement
refait, est composé de grandes baies séparées
par douze colonnes engagées d'ordre ionique, surmontées
d'une corniche en entablement dorique et d'une balustrade. A cette
époque, deux horloges encadrant le blason du roi Louis XV
couronnaient le tout. A la Révolution, une des horloges disparut
et le blason du roi fut remplacé par les armes de la ville.
Les modifications
L'édifice a toutefois subi plusieurs transformations, au
cours du XIXe siècle. Les deux perrons d'angle ont été
remplacés par un escalier central beaucoup plus banal; une
tribune, soutenue par des colonnes, a été construite
sur trois côtés; la plupart des fenêtres ont
été condamnées et les arcades ont été
fermées par des portes en bois.
Une particularité : les horloges du Temple
En décembre 1999, pour fêter le nouveau millénaire,
la ville de Lyon et la Renaissance du Vieux Lyon ont mis à
jour le désir de Soufflot de voir deux horloges couronner
la façade.
L'horloge de droite est familière aux passants, puisqu'elle
est là depuis l'édification du bâtiment. Elle
présente un cadran traditionnel, indiquant les heures et
les minutes.
C'est surtout le cadran de gauche qui surprend : pièce
d'exception, cette horloge, dite "idéale", souhaitée
par Soufflot mais jamais réalisée, marque les jours,
les mois et les années.
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