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T...
TYMPAN (du grec tumpanos, tambour) : espace compris entre le linteau
et l'archivolte d'un portail. Dans les églises romanes,
c'est le lieu de prédilection de la sculpture.
TETRAMORPHE : l';image du tétramorphe est devenue
au fil des siècles un des thèmes les plus récurrents
et les plus majestueux de l'iconographie chrétienne. Elle
met en scène les quatre "vivants" possédant
forme humaine mais ailés qui entourent le trône de
Dieu et que voit Saint Jean au début de l'Apocalypse.
Les Pères de l'église ont souligné comment
une telle vision faisait écho à celle d'Ezéchiel
dans l'Ancien Testament et ont transformé ces quatre vivants
en quatre animaux ailés servant d'emblèmes aux quatre
évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour
Luc, l'homme pour Matthieu et l'aigle pour Jean.
TORE ou BOUDIN : moulure saillante demi-cylindrique qui entoure
la base d'une colonne, d'un pilier.
TOUR DANS OEUVRE : tour intégrée dans la structure,
elle n'est pas visible de l'extérieur.
DEMIE HORS OEUVRE : tour en saillie sur le mur, semi-engagée.
TRABOULE : passage étroit, généralement
couvert, qui relie deux rues en traversant un pâté
de maisons.
TRANSEPT : partie de l'église formant une croix avec
la nef.
TRAVEE : portion de voûte comprise entre deux supports.
TREILLIS LOSANGIQUE : ouvrage de bois, de fer, qui imite
les mailles d'un filet et qui sert de clôture.
TRIBUNE : galerie haute située au-dessus des bas-côtés
et ouvrant sur la nef par le triforium.
TRIFORIUM : galerie s'étendant sur le pourtour intérieur
d'une église, au-dessus des archivoltes des arcades, et
formant elle-même une arcature à claire-voie.
TRIGLYPHE : ornement de la frise dorique, panneau orné
de deux cannelures biseautées (les glyphes) encadrées
par deux demi-cannelures (les demi-glyphes); ils alternent avec
les métopes sur la frise de l'entablement dorique.
TRIPARTITE : divisé en trois parties.
TROMPE : portion de voûte posée en encorbellement
dans l'angle d'un bâtiment, pour passer du carré
à l'octogone : ce passage se fait grâce au petit
mur que supporte la trompe.
Utilisée notamment pour l'édification des coupoles.
TRUMEAU : espace compris entre deux portes, entre deux fenêtres;
panneau, revêtement (de menuiserie, de glace, peinture ornementale,
etc.) qui occupe cet espace.
Se dit aussi d'un pilier, souvent sculpté ou masqué
par une statue, qui soulage en son milieu le linteau d'un portail. |
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V...
VANTAIL : battant d'une porte ou d'une fenêtre.
VITRUVE, Marcus Vitruvius Pollio, (vers le 1er siècle avant
J.-C) : ingénieur et architecte romain, il est l'auteur
du De architectura, ouvrage en dix volumes, unique traité
sur l'architecture qui nous soit parvenu de l'antiquité.
Cet ouvrage aura été une des principales sources
d'inspiration du classicisme; Vitruve y relate les origines des
ordres dorique, ionique et corinthien. Il montre comment les architectes
grecs ont puisé à même la nature leur inspiration.
"Lorsqu'il fut question d'élever les colonnes de ce
temple [à Apollon], comme on ne savait pas bien quelles
proportions il fallait leur donner, on chercha les moyens de les
rendre assez solides pour qu'elles pussent supporter le fardeau
de l'édifice, sans rien perdre de la beauté du coup
d'oeil. Pour cela on eut recours à la longueur du pied
de l'homme qui fut comparée à la hauteur de son
corps. C'est sur cette proportion que fut formée la colonne
; la mesure du diamètre qu'on donna au bas du fût,
on la répéta six fois pour en faire la hauteur,
y compris le chapiteau. Ainsi commença à paraître,
dans les édifices, la colonne dorique offrant la proportion,
la force et la beauté du corps de l'homme."
VOLEE : partie d'un escalier entre deux paliers.
VOLUTE : enroulement en spirale décorant les angles
du chapiteau ionique.
VOUSSURES : arcs de cordons concentriques en retrait les uns par
rapport aux autres, formant l’archivolte d'un portail. Elles
sont souvent ornées ou sculptées.
VOÛTE : construction destinée à couvrir un
espace vide entre deux murs parallèles servant de piédroit*
à la voûte, et devant résister aux poussées
verticales et horizontales.
Avec l'art roman, apparut la voûte de pierre, remplaçant
la charpente traditionnelle. On construisit le plus souvent sur
la nef principale, une voûte en berceau - parfois soulignée
par des arcs doubleaux en saillie - et sur les bas-côtés,
des voûtes d'arête. Pour renforcer la poussée
que les voûtes exercent sur les murs, on utilisa à
l'extérieur des contreforts et à l'intérieur
des arcs de décharge.
L'invention de la voûte sur croisée d'ogives, avec
l'art gothique, permit, beaucoup plus que dans l'architecture
romane, d'accroître la hauteur des édifices.
Les différents types de voûtes sont :
- la voûte en berceau, constituée
par une série d'arcs continus, dont elle peut reprendre
les tracés (ex. en plein cintre, brisé...),
- la voûte en quart de cercle, en demi-berceau,
le plus souvent au-dessus des tribunes, pour épauler
la voûte de la nef,
- la voûte d'arêtes, formée
par le recoupement de deux berceaux se croisant en angle droit,
- la voûte sur croisée d'ogives,
formée de deux arcs ogivaux se croisant en diagonale,
caractéristique de l'architecture gothique, elle permet
de neutraliser les poussées, donc d'élever les
voûtes à de grandes hauteurs et d'augmenter les
ouvertures.
Variante : voûte ogivale sexpartite : voûte
sur croisées d'ogives, divisée en six parties
égales
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